Enquête sur les Travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles (TREMI)

L’enquête a été réalisée auprès des particuliers. Elle vise à améliorer la connaissance de la perception, sur le terrain, des politiques nationales et locales d’encouragement à la rénovation énergétique des logements.

Menée auprès de 29 253 ménages résidant dans des maisons individuelles en France continentale et ayant achevé en 2016 des travaux de rénovation lancés entre 2014 et 2016, l’enquête TREMI, parue en 2017, est à ce jour la seule enquête nationale réalisée auprès d’un large échantillon de particuliers. Elle permet d’étudier finement :

  • les travaux de rénovation réalisés pour améliorer la performance énergétique des maisons ;
  • les motivations et freins des ménages pour réaliser les travaux ainsi que l’accompagnement dont ils ont bénéficié ;
  • les aspects financiers de ces travaux, depuis leurs coûts jusqu’au recours aux dispositifs d’aides.

D’autre part, cette enquête a été régionalisée, permettant ainsi de visualiser la dynamique de rénovation en Région Centre-Val de Loire.

Les points forts de l’enquête :

  1. Améliorer son confort est le principal motif de réalisation des travaux.
    L’amélioration du confort, au sens large du terme, représente de loin la 1re motivation pour les ménages. Elle est citée par 78 % des ménages, suivie par la réduction de la facture énergétique à 52 %.
  2. L’accompagnement des ménages n’est pas à la hauteur des besoins exprimés.
    Seulement 12 % des ménages ayant réalisé des travaux en Région Centre-Val de Loire ont bénéficié d’informations et d’accompagnement. C’est peu, et notamment du fait que 42 % des ménages en région, ayant réalisé des travaux permettant 2 sauts de classe énergétiques du Diagnostic de performance énergétique (DPE) ou plus estiment avoir manqué d’accompagnement.
  3. D’un point de vue technique, les ménages ont le réflexe de commencer par l’isolation, mais ils oublient la ventilation.
    Au niveau des travaux effectués, l’enquête montre que les ménages privilégient l’isolation du bâti au changement de chauffage. Fenêtres, toitures et isolation des murs représentent ainsi le trio de tête de travaux. Cette logique est la bonne pour gagner en efficacité énergétique.
    La ventilation est clairement le parent pauvre de la rénovation énergétique alors qu’il s’agit d’un poste clef ayant un impact sur le confort, mais aussi sur la santé des occupants.
  4. La satisfaction des ménages est au rendez-vous : les rénovations répondent à leurs motivations.
    84 % des ménages ayant réalisé des rénovations estiment qu’ils ont amélioré le confort thermique de leur logement et 59 % observent des réductions des dépenses énergétiques dès la fin des travaux.
  5. La perception des ménages sur l’état de leur logement ne facilite pas l’atteinte des objectifs politiques.
    Il existe un vrai décalage entre la réalité des rénovations et la perception des ménages : 25 % des ménages ayant réalisé des travaux pendant la période étudiée estiment que tous les travaux de maîtrise de l’énergie ont été faits. Or, selon l’enquête, seules 4 % des rénovations réalisées ont eu un impact énergétique important !
  6. Les Français sont nombeurex à rénover leur logement. L’enjeu n’est pas tant dans la massification des travaux que dans l’embarquement de la performance énergétique.
    Selon l’enquête, 244 000 maisons individuelles ont fait l’objet de travaux de rénovation entre 2014 et 2016 et ont généré près de 2,7 milliards d’euros de chiffres d’affaires. Sur ce vivier considérable de logements, seulement 22 % des rénovations ont permis de sauter au moins une classe de DPE. Intégrer plus fortement la composante énergétique dans les travaux effectués, en commençant par les prioriser et à les réaliser dans le bon ordre, est donc le vrai challenge.
  7. Les chiffres de l’enquête TREMI confirment l’ampleur de la tâche à accomplir.
    L’enquête montre que 78 % des travaux de rénovation en maisons individuelles n’ont pas permis à ces logements de changer de classe DPE. Ces observations confirment que le chemin qu’il reste à parcourir est très important pour parvenir à un parc de logements au niveau Bâtiment basse consommation (BBC) à l’horizon 2050.