ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME Centre-Val de Loire

Energies et matières renouvelables

Exemples d'opérations

Géothermie

« La Halle aux Grains » Blois (41) : géothermie trentenaire

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L'EHPAD « Le Champgarnier » à Meung-sur-Loire : géothermie sur nappe

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Centre de maintenance des tramway de Tours (37) : géothermie sur pieux énergétiques

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Chauffage par pompe à chaleur géothermale à la société PLACO SEFALOG dans le Loiret

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Chauffage d'une école par géothermie

De la géothermie à la rentrée 2010 pour les élèves de St-Aignan-le-Jaillard ! La commune a mis en place un système de chauffage par géothermie sur nappe superficielle pour son nouveau bâtiment réunissant le groupe scolaire et le centre culturel. Chaque année, ce système devrait faire économiser 56 000 kWh (soit 4,8 tep) et devrait éviter l’émission de 13,5 tonnes d’équivalent CO2. Fin des travaux prévue pour juin 2010.

Géothermie à l’Hôpital privé Orléans Nord

Dans le cadre de la construction de l’hôpital privé Orléans Nord sur la commune de Saran dans le Loiret, le maître d’ouvrage a choisi de mettre en place une pompe à chaleur géothermique sur nappe superficielle, couplée à une thermo frigo-pompe.

L’objectif est de couvrir environ 30 % des besoins de chauffage des locaux et 85 % des besoins de climatisation des blocs opératoires. Le coût du projet d’hôpital privé est évalué à 110 millions d’euros. La livraison est prévue pour le second semestre 2013.

Il concerne l’installation sur la ZAC des portes du Loiret Sud à Saran, du regroupement de la polyclinique des Longues Allées à Saint-Jean-de-Braye, de la clinique et du service de dialyse de la Reine Blanche, et du service de radiothérapie et de scintigraphie de la clinique des Murlins à Orléans. Il comptera 500 lits et un service d’urgences générales 24h/24.

Les bâtiments (37 684 m²) ont été conçus et seront construits pour atteindre un niveau de performance équivalent au label Très haute performance énergétique (THPE) de la réglementation thermique 2005 (Cep = Cep réf - 29 %) et le projet s’inscrit dans une démarche Haute qualité environnementale (HQE). Les économies d’énergie attendues par la mise en place de la pompe à chaleur géothermique sont de 1 575 MWh/an (soit 135 TEP/ an).

Cette opération doit permettre d’éviter chaque année l’émission de 264 tonnes d’équivalent CO2. Le montant de l’investissement (ingénierie, fourniture, pose, réglages) pour les forages, la pompe à chaleur et la thermo-frigo pompe est de l’ordre de 760 000,00 € HT. Le soutien financier de l’ADEME, accordé dans le cadre du Fonds chaleur renouvelable, s’élève à 264 433 euros HT.

Bâtiment social à Tours

Habitat et Humanisme est une association qui agit depuis 25 ans, en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté. A la suite d’un diagnostic thermique réalisé sur un bâtiment comprenant 21 studios, situé en centre ville de Tours, Habitat et Humanisme envisage la mise en place d’un système de chauffage de l’eau chaude sanitaire par capteurs solaires vitrés (30 m²).

Le coût d’investissement pour les capteurs, le stockage et les accessoires hydraulique est de 22 818 € HT. L’aide financière ADEME proposée au titre du programme fonds chaleur est de 74,97 % de l’assiette de travaux soit 17 107 € pris en charge par l’ADEME.

L’économie d’énergie gaz représente 41 %, 3,6 T de CO2 et le temps de retour de cette installation est de 29,2 ans, avec l’aide fond chaleur limité à 80 % de subvention, il est de 5,2 ans.

Géothermie dans les serres horticoles

La géothermie est une énergie particulièrement intéressante pour le chauffage des serres pour deux raisons :

  • D’une part, elles sont généralement déjà équipées d’un forage utilisé pour l’irrigation. La géothermie en nécessite deux : un premier pour le pompage et un deuxième pour la réinjection de l’eau dans le sol. Un seul forage est donc souvent à réaliser pour mettre en place l’installation géothermique.
  • D’autre part, les agriculteurs appréhendent souvent bien le potentiel des nappes souterraines, ce qui réduit les risques d’échec.

Ce type d’installation est cohérent s’il est intégré à une démarche globale de maîtrise de l’énergie. Depuis 2009, 4 projets de géothermie dans des serres horticoles ont été cofinancés par l'Ademe. Les puissances thermiques s'échelonnent entre 90 et 644 Kw :

  • Pour le premier, Coup’Flor à Cheverny, la distribution de chaleur par de puissants aérothermes a été remplacée par un chauffage basse température, localisé au plus près des plantes. Cette technique devrait faire économiser environ 40 % d’énergie.
  • Le deuxième projet, l’EARL Clément François à Celettes, s’est aussi doté de ce type de chauffage localisé, mais aussi d’un ordinateur climatique permettant d’optimiser la gestion des paramètres climatiques dans la serre, de joints aux fermetures, d’écrans thermiques et d’isolation complémentaire.
  • Le troisième a été réalisé par l'EARL la gitimière à Contres (41).
  • Le quatrième à la SCEA l'Orchidium à Fresnes (41).

Solaire

Installation solaire collective pour l’Office public de l’habitat, d’aménagement et de construction de l’Indre (OPAC 36)

Dans le cadre de la réhabilitation de 86 logements sociaux dans le quartier Laulière à La Châtre (36), l’OPAC 36 a installé des capteurs solaires thermiques (104 m²) de surface utile dédiés à la production de l’eau chaude sanitaire. Cette installation va permettre d’éviter chaque année l’émission de 10 tonnes d’équivalent CO2 et de valoriser 5 TEP EnR. Économie annuelle sur la facture énergétique : 2 600 €.

Installation solaire collective à Orléans

Dans le cadre d'une réhabilitation thermique lourde, la SA d'HLM « le Nouveau logis Centre-Limousin » a installé des capteurs solaires thermiques (68,7 m²) de surface utile pour la production d'eau chaude sanitaire de l'ensemble immobilier Fil Soie (40 logements au total) à Orléans. Cette installation, en service depuis 2 ans, satisfait les objectifs de performance, à savoir une productivité supérieure à 350 kWh/m²/an.

Chauffe eau solaire individuel pour un usage professionnel à Fontgombault (36)

Dans le cadre de la création d'une nouvelle exploitation agricole destinée à la production de fromages de chèvre AOC Pouligny Saint Pierre, le GAEC des Cabrioles s'est rapidement interrogé sur la question de la consommation importante d'eau chaude pour ce type d'activité.

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Camping Les Saules

Dans le cadre de la rénovation de son bâtiment principal des sanitaires, le camping Les Saules à Cheverny a souhaité en 2009 s’équiper d’un système de chauffage solaire de l’eau sanitaire. 15 m² de capteurs, orientés plein sud avec une inclinaison de 30° et reliés à un ballon de 1 000 litres ont produit 5 917 kWh d’énergie solaire pour chauffer 269 m³ d’eau. Cela amène à une couverture des besoins d’environ 45 % pour cet établissement ouvert du 1er avril au 30 septembre.

Parc des Fierbois

L'un des blocs sanitaires du parc de Fierbois à Saint Catherine de Fierbois, est équipé depuis la saison 2011 de 23 m² de capteurs permettant de réduire le recours à l'énergie fuel utilisée jusqu'alors pour l'eau chaude sanitaire.

Bois Énergie

Porteur forestier adapté pour le bois énergie de la coopérative UNISYLVA 

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Chaufferie bois de SKF France à Saint-Cyr-sur-Loire (37)

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Deux industries régionales récupèrent et valorisent la chaleur de leurs lignes de production

Depuis 2015, le Fonds Chaleur de l'ADEME soutient des opérations de valorisation de chaleur fatale. La chaleur fatale est la chaleur qui n'est pas utilisée dans un process. Elle peut être soit perdue, soit valorisée dans un autre process à proximité ou via un réseau de chaleur.

Deux industries de la région Centre-Val de Loire mettent en œuvre une importante récupération de chaleur fatale en 2016, soutenue financièrement par l'ADEME :

La chaufferie biomasse du site de production des laiteries H. TRIBALLAT à Rians

Un nouvel exemple à suivre en région Centre-Val de Loire, projet lauréat de l'appel à projets BCIAT 2009 (Fonds Chaleur).

L’ADEME a accompagné cette opération à travers le Fonds Chaleur, mesure mise en place en 2008 par le Grenelle Environnement pour développer la production de chaleur renouvelable. Les projets de production de chaleur à partir de biomasse de plus de 1 000 tep du secteur industriel, agricole et tertiaire sont soutenus par l’intermédiaire d’un appel à projets annuel : le BCIAT (Biomasse chaleur industrie agriculture tertiaire). Cette chaufferie biomasse a été mise en place dans le cadre du BCIAT 2009.

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Chaufferie bois de Bourges

Site du réseau de chaleur de la ville de Bourges

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Images du réseau de chauffage urbain sur le site du réseau de chaleur de la ville de Bourges

Réseau de chaleur et chaufferie bois en habitat social à Blois (41)

En région Centre-Val de Loire, on recense une quinzaine de réseaux de chaleur de plus de 20 MW, situés principalement dans l'agglomération des chefs lieux de départements. En décidant d'équiper son réseau de chaleur de 67 MW d'une chaufferie bois de 4,8 MW, la ville de Blois a montré l'exemple.
Cette réalisation est exemplaire, puisqu'elle va permettre à plus de 5 000 logements situés dans les quartiers nord de la ville (quartier Bégon - Croix Chevalier) de bénéficier d'un chauffage majoritairement issu du bois et de la récupération de la chaleur de l'usine d'incinération.

Plus de 10 000 tonnes de bois par an seront valorisées localement, ce qui constitue un débouché potentiel non négligeable pour les industries du bois en Loir et Cher (cela correspond aux déchets bois actuellement mal valorisés par les 4 gros scieurs à proximité de Blois).

Cet investissement a bénéficié d'un soutien financier fin 2006 d'environ 3 700 M€ HT pour la partie bois énergie ainsi que des aides à l'exploitation du réseau qui sont de natures diverses :

  • la possibilité, pour la ville de Blois, de récupérer auprès de l'exploitant du réseau de chaleur le montant des quotas relatifs à plus de 4 000 tonnes annuelles de CO2 évitées grâce au projet (montant équivalent à moins de 10 % de subvention) ;
  • une aide complémentaire de l'ADEME et du Conseil régional de 1,5 M€ ;
  • une taxation de la chaleur à 5,5 % au lieu de 19,6 %, dans la mesure où la proportion de chaleur issue du bois et de l'usine d'incinération est supérieure à 60 % ;
  • un contrat d'approvisionnement en bois énergie négocié sur une longue durée, ce qui engendre beaucoup moins de variations du coût de l'énergie pour les ménages raccordés au réseau de chaleur que pour ceux se chauffant au fioul, au gaz naturel ou au gaz propane.

Un foyer bois de 23 MWth pour le séchage de luzerne et de pulpes de betteraves par l'entreprise SIDEUP (à Engenville, près de Pithiviers - 45)

Cet équipement, qui devrait être opérationnel pour le début de la campagne de séchage de la luzerne en avril-mai 2007, est réalisé dans le cadre d'un pôle d'excellence rural porté par le Pays Beauce-Gâtinais en Pithiverais retenu par l'État mi 2006.

Les fumées du foyer alimenté par du bois énergie, ainsi que l'air de séchage sont envoyés dans un des 2 tubes sécheurs de l'entreprise (le second séchoir reste alimenté par un brûleur au gaz naturel). Une économie de gaz naturel de l'ordre de 4 000 tep/an est attendue ; une consommation d'environ 15 000 tonnes de bois sous forme de broyats, issus de plaquettes forestières (notamment des forêts domaniales d'Orléans et de Montargis).

A terme, si les essais sont concluants, des combustibles issus de cultures énergétiques locales viendront à l'approvisionner ce foyer. Par l'utilisation de ces matières combustibles renouvelables, on devrait atteindre une réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 14 087 tonnes/an. La contribution de l'ADEME, dans le cadre du CPER est de 50 000 €, pour un investissement de 2,2 M€.

Les énergies renouvelables dans l'agriculture en région Centre-Val de Loire

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