ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME Centre-Val de Loire

Économies d'énergie

Contexte

La recherche de la performance énergétique et de l’utilisation rationnelle de l’énergie constitue historiquement une composante forte des actions de l’ADEME.
Aujourd’hui, sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement et du fait qu’une partie importante de l’énergie consommée est d’origine fossile, la problématique de l’énergie est étroitement liée à celle du "Changement climatique".

Sur ces deux domaines, l’ADEME a, depuis plusieurs années, bâti sa politique d’intervention en concevant à la fois des actions spécifiques à chaque partie-prenante et à chaque secteur de l’économie auxquels les différentes rubriques de ce site sont consacrées.

Ces actions concernent les collectivités, moteurs des dynamiques territoriales, qui sont des acteurs incontournables notamment de la mise en œuvre des concepts de territoires et de villes durables qui permettent de décliner à différentes échelles les principes de développement durable.
Les entreprises industrielles et tertiaires sont également fortement concernées par l’utilisation rationnelle de l’énergie. Le particulier, en tant que moteur de la consommation, constitue également une cible majeure des politiques de réduction des consommations d’énergie.

Enfin, en parallèle à ces actions, l’ADEME concentre également ses efforts sur des domaines tels que le bâtiment ou les transports qui présentent des enjeux importants de réduction des consommations d’énergie, ou sur les énergies renouvelables qui offrent une alternative aux énergies fossiles.

Certificats d’économies d’énergie

Le dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE), créé par les articles 14 à 17 de la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique (loi POPE), constitue l'un des instruments phare de la politique de maîtrise de la demande énergétique.

Ce dispositif repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée par les pouvoirs publics aux vendeurs d’énergie appelés les « obligés » (électricité, gaz, chaleur, froid, fioul domestique et nouvellement les carburants pour automobiles). Ceux-ci sont ainsi incités à promouvoir activement l’efficacité énergétique auprès de leurs clients : ménages, collectivités territoriales ou professionnels.

En savoir plus et comprendre le mécanisme des CEE

Les demandes d’obtention de certificats d’économie d’énergie sont instruites par le :

Pôle National CEE
Direction Générale de l'Énergie et du Climat
Grande Arche Paroi Nord
92055 La Défense Cedex
tél : 01 40 81 19 99 - fax : 01 40 81 19 59
pole-national-cee.dgec@developpement-durable.gouv.fr

Énergie et patrimoine communale enquête 2012

Entre 2005 et 2012, les consommations d’énergie des communes ont diminué d’environ 9 %, ce qui leur permet de limiter l’impact des hausses du coût des énergies. C’est ce que révèle la nouvelle édition de l’enquête « Énergie et Patrimoine Communal » que l’ADEME présente depuis 1990 tous les 5 à 7 ans, une véritable photographie de la consommation et des dépenses en énergie des communes.

La consommation d’énergie des communes est ainsi passée de 524 kWh par habitant en 2005 à 475 kWh/hab. en 2012. Outre un climat plus clément en 2012 par rapport à 2005, cette baisse s’explique par des investissements dans la maîtrise de l’énergie : rénovation de l’éclairage public, suivi des consommations, isolation des bâtiments publics… Ces investissements restent néanmoins corrélés avec la taille de la commune : les grandes villes ont davantage diversifié leurs actions. La baisse des consommations leur a permis de limiter la hausse du budget consacré à l’énergie. Alors qu’entre 2005 et 2012, le prix du gaz naturel a augmenté en moyenne de 60 à 85 %, celui du fioul domestique de 65 % et celui de l’électricité dédiée à l’éclairage public de 40 % , la facture énergétique des communes a augmenté, elle, de 35,5 %. Les dépenses énergétiques sont ainsi passées de l’équivalent de 36 euros/habitant en 2005 à près de 49 euros/hab en 2012. En 2012, les dépenses d’énergie représentaient 10 % en moyenne du budget de fonctionnement des communes, hors masse salariale.

Une mutation de l’éclairage public

Tous les grands postes de consommation connaissent une tendance à la baisse (bâtiments communaux, carburant des véhicules), et notamment l’éclairage public. La consommation d’énergie dédiée à l’éclairage a en effet baissé de 10 points entre 2005 et 2012, passant de 94 kWh/hab. à 85 kWh/hab. Cette baisse notable s’explique par une nouvelle gestion de l’éclairage public. Dans l’ensemble, les communes ont repensé les dispositifs d’éclairage pour les rendre plus économes : diminution du nombre de lampadaires, baisse de la puissance d’éclairage, réduction du nombre d’heures d’éclairage et généralisation des lampes plus efficaces (sodium, LED…). L’enjeu est particulièrement fort pour les communes des DOM où l’éclairage public est le principal poste de consommation et de dépenses.

Énergie et patrimoine communal : enquête 2012 (PDF - 1.6Mo)

Consulter les résultats régionaux (PDF - 780.2Ko). Faute d'un échantillon assez représentatif, les régions ont été regroupées. La région Centre-Val de Loire figure dans une zone qui regroupe aussi Champagne-Ardenne, Picardie, Bourgogne, Haute-Normandie et Basse-Normandie.